Roland Juno-6 (1982)

Roland Juno-6

 
SOUS LE CAPOT
Inside Roland Juno-6

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IMPRESSION

Et voici un de mes plus ancien synthé... Le premier de la série des Roland "Juno", le Juno-6. Oh techniquement je ne la ferai pas longue (pour une fois) car il y a le strict minimum syndical :) Polyphonie de 6 notes, avec 1 seul oscillateur par note, mais qui peut être composé de 2 formes d'ondes différentes (sawtooth et square avec variation de ce pulse pour devenir rectangulaire) et un "sub-oscillator" qui génère un son un octave plus bas que les 2 autres formes d'ondes. Il y a néanmoins de quoi faire quelques sons de lead intéressants et surtout des petites basses sympas liées avec l'arpégiateur intégré (ultra simple mais il faut dire que la machine date de 1982).

Le son est très typé et on peut aisément le reconnaître dans les productions du début des années 80. Ce n'est pas un synthé qui permettra de faire des sons complexes et élaborés, mais les sons qu'il produit sont toujours d'actualité en musique électronique. L'absence de connectique MIDI obligera peut-être certains à échantillonner ce synthé. Les puristes diront qu'un sampling ne vaut pas le son original, mais sur les samplers modernes j'ai envie de leur répondre que nos oreilles perçoivent au mieux 20khz, et que c'est très largement en-dessous de l'éventuelle perte de qualité lié à l'échantillonnage... Par contre on perdra le côté aléatoire des formes d'ondes produites en continu... Mais dans le cas des sons brefs (basses, lead) ce n'est pas du tout un problème. Pour les sons évoluant lentement avec des variations de filtres via le lfo et/ou l'enveloppe unique (de type ADSR classique), le mieux sera alors de tenter de jouer "au mieux" sur les séquences midi. Et éventuellement de corriger l'audio via votre système d'enregistrement...

Au rayon du contenu du synthé, on trouve une électronique classique pour l'époque avec des circuits communs de marque Roland. Par exemple, on retrouve :

  • 6x IR3R01 (Enveloppe)
  • 6x IR3109 (VCF)
  • 6x BA662 (VCA)
  • 2x MN3009/MN3101 BBD (Chorus)
  • 1x NEC D8049C (CPU)

Même si le circuit de Chorus est le même que sur l'Alpha Juno 1, le rendu sur le Juno-6 est terriblement bruyant avec ce souffle typique présent sur les Juno6/60/106. Sans compter qu'il n'est pas paramétrable, on n'a de choix que le mode "Chorus 1" ou "Chorus 2". Toutefois une petite astuce consistant à appuyer sur les 2 boutons en même temps (chorus1 + chorus2) permet de générer un nouveau chorus... Mais encore plus bruyant :(

A la différence des autres Juno, le Juno6 possède un circuit dédié pour gérer l'enveloppe, le IR3R01. Sur les autres Juno (et JX) l'enveloppe est "software", c'est à dire qu'elle est produite via des circuits d'amplification contrôlés par le CPU.
Le circuit de filtre (24 dB/oct) est un IR3109, qu'on retrouve sur le fameux Jupiter8, Jupiter6, Jupiter4, JX3P et même le SH101. C'est d'ailleurs un circuit qui est compatible avec le célèbre SSM2040 (pineout identique).

J'utilise ce vénérable synthétiseur en général pour créer des leads courts ou des basses très typées analogiques années 70/80. Une fois que le synthé est à température, et donc stabilisé pour son accordage (qui parfois prend près de 15 minutes), je sample alors le Juno-6 sur mon Akai S5000 afin d'utiliser les sons dans mes séquences MIDI.... Parfois je l'utiliser aussi pour créer des effets spéciaux en jouant en temps réel avec les contrôles de vitesse du LFO, et d'amplitude du filtre & résonance... J'enregistre alors le résultat et utilise l'audio obtenu par la suite dans certains projets....