Novation Ultranova (2010)

Novation Ultranova

 
SOUS LE CAPOT
Inside Novation Ultranova

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DOCUMENTS PDF SUR LES PRINCIPAUX CIRCUITS
DSPB56367
AS7C34096
H8S 2321
CS42416
TUSB3200A
A29L040V-70F
BS616LV2016EI  

 

IMPRESSION

Et voici ma dernière acquisition. Un véritable coup de coeur ! Ce qui m'a immédiatement séduit est:
Primo : l'interface mélangeant le meilleur des deux mondes : L'écran lcd et  les contrôles temps-réel. Trop souvent on trouve des machines qui proposent juste un écran LCD avec 6 ou 8 boutons de programmation et rien d'autre. Ou à l'inverse, comme sur le SH-201, on trouve énormément de contrôles sur le panneau du synthé, mais une absence totale ou quasi totale d'informations précises, ce qui finalement nous oblige à devoir passer par un éditeur software. Mais l'Ultranova nous donne un écran lcd large proposant une visualisation de 8 paramètres à la fois et les 8 boutons rotatifs permettant le contrôle en temps-réel. La rapidité et l'efficacité de ce mode de programmation est fantastique !

Secondo : c'est un synthétiseur héritant du moteur de synthèse du Supernova, qui a déjà largement fait ses preuves. Par contre Novation communique beaucoup sur les possibilités de jeux de scène via les boutons "à conduction" (caoutchouc sensitif) mais je n'ai certainement pas pris cette machine pour son aspect scénique. Car 3 octaves c'est largement trop peu pour ma part, sans compter que les 8 boutons rotatifs seront également un peu trop nombreux pour modifier rapidement les paramètres qui m'intéresseraient...

Sous le capot, on trouve un DSP Freescale 56367 (24bits - 150Mhz) très classique dans les synthétiseurs à modélisation. On pourrait s'étonner qu'avec ce type de DSP, ce synthétiseur ne propose pas un mode multi-timbrale comme sur le Waldorf Blofeld. On trouve 3 circuits S-RAM (Alliance), et un microprocesseur quasi identique à celui qu'on trouve déjà dans le Korg MicroKorg, un Rensas H8S 2321 (celui du Korg est un 2320). Le reste des circuits gèrent les différents I/O, USB, ... On retrouve un convertisseur ADC/DAC Cirrus Logic CS42416 de très bonne facture !

Mais revenons sur le moteur de synthèse, qui est un classique schéma de synthèse soustractive. 3 oscillateurs indépendants peuvent être combinés pour créer un son. Il y a 3 sortes d'ondes qui peuvent être générées. Les classiques "primitives" (square, sawtooth, pulse, sine, triangle), les PCM échantillonnés (en gros des sons digitaux, des sons typés "DX", ...) et les tables d'ondes. Les 3 oscillateurs sont totalement indépendants et ne disposent d'aucune contrainte. De plus il y a de nombreux paramètres comme les oscillateurs virtuels, l'angle de phase, la dureté de l'onde, la dérive de l'oscillateur, le detuning, et j'en passe... En fait il y a 16 paramètres par oscillateurs, ce qui est déjà assez impressionnant...
Vient ensuite le mixeur, permettant de faire une modulation en anneaux entre 2 oscillateurs, muter des oscillateurs, volumes individuels, niveau du générateur de bruit, ... Puis les 2 filtres résonnants assez impressionnant car on peut les câbler ensemble de nombreuses manières, et sont vraiment largement paramétrables. Tout d'abord il y a 18 modes de filtres (HPF, LPF, NOTCH, et divers variantes en 24, 18 ou 12 dB/oct). On y trouve également un paramètre de distorsion agissant sur la façon dont la résonance va se comporter aux abords de la fréquence de coupure. Cela permettra de simuler certaines spécificités de filtres analogiques ayant un caractère très marqué, ou de faire "crier" le filtre mais au niveau de la courbe de résonance et non pas à la façon d'une distorsion qui serait branchées à la sortie du synthé. On y trouve 5 slots d'effets (reverb, delay, modulations diverses, Eq, compression, ...). Pour terminer rapidement le tour d'horizon du moteur de synthèse, notons qu'il y a 3 LFO largement paramétrables, 6 enveloppes, et 20 slots de modulations pouvant additionner deux sources de modulation combinées pour une destination.

La qualité sonore est d'une très haute qualité. L'ultranova restitue parfaitement les vieux sons analogiques, mais permet aussi de faire des sonorités digitales allant des sons très complexes en passant par les sons de type "DX" (pour ceux qui aiment). Je l'utilise énormément dans Antik/Symphonia-B & PolynomiQ. Aussi bien pour certaines nappes analogiques que pour des sons lead digitaux ou d'effets spéciaux...
Au moment où j'écris ces lignes ça ne fait que 2 mois que j'utilise cette machine. J'en ai globalement fait le tour, et je pense qu'il m'étonnera pendant de longues années... J'ai remarqué que la polyphonie (18 notes, ou plutôt 18 oscillateurs) à tendance à se réduire largement en fonction du nombre d'effets utilisés, ainsi que de la complexité des sons. Même sans passer par le mode unisson, je constate que parfois la polyphonie se limite à 4 notes pour certains de mes sons. 4 notes utilisant 3 oscillateurs, ça donnent donc 12 oscillateurs jouant simultanément... Je me demande bien où sont passés les 6 autres ??? On ne parle nulle part de ce phénomène, ce qui manque de transparence de la part du constructeur :/